CAMEROUN-DOUALA : Attention homosexualité !!!

Scène inédite, mais pas étonnante à Douala, la capitale économique du Cameroun. Le film se déroule dans un hôtel de la place le 10 juillet 2016 et deux hommes, homosexuels en sont les acteurs principaux. Au moment où nous arrivons sur les lieux, la police est présente, elle essaye tant bien que mal de calmer la furie de la foule venue nombreuse avec un seul objectif : en découdre avec les mis en cause. Selon le gérant de l’hôtel, c’est la troisième fois que Christian DJOMO et son copain viennent dans cet hôtel pour effectuer leur sale besogne.

La réceptionniste de l’hôtel raconte que les deux premières fois, en leur remettant la clef de la chambre moyennant une somme de 25000 FCFA, elle a pensé que ce sont deux frères qui venaient pour un court séjour, pour quelques heures ou pour une nuit avant de s’en aller. Elle dit même avoir cru qu’ils étaient dans la ville pour des business. Que non !

Jusque là ces deux tourtereaux d’un autre genre, n’avaient pas éveillé les soupçons. Sauf que, comme le dit le dicton, 99 jours pour le voleur, un seul jour pour le grand patron.

Ce jour là, Christian Djomo arrive à nouveau avec son copain, il est 17h et prennent une chambre. Une fois dans la chambre ils recommencent ce qu’ils ont l’habitude de faire dans ce vase clos. Cependant, ce qui attire l’attention du personnel de l’hôtel, c’est la déclaration de leur voisin de chambre qui dit avoir entendu des bruits pas du tout catholique entre les deux hommes et a pensé que c’était peut-être un crime qui était entrain d’être commis.

Devant ces déclarations, la réceptionniste fera appel à son patron qui, après avoir écouté à la porte des deux hommes à très vite compris qu’effectivement c’était un crime, parmi les plus répugnant et les plus condamnés au Cameroun. Il décidera alors de défoncer la porte et le pot de rose sera mis à nu. Deux hommes, en plein ébats sexuels. Quel choc !

La police, alertée, est juste arrivée à temps et a finalement réussi à sortir les deux hommes des mains des populations qui les avaient copieusement tabassés au point où il ne manquait plus que leur lapidation.

Rappelons que Christian Djomo n’en était pas à son premier coup. Après quelques investigations menées auprès du chef de son quartier dans sa ville natale,  nous avons appris qu’une fois, il a été surpris dans la maison familiale en flagrant délit d’homosexualité par ses propres parents, qui, n’ayant pas supporté cette scène et  bien qu’étant leur fils unique, ils l’ont chassé de la maison familiale et l’ont renié avec le soutien du chef de quartier pour qu’il ne « gâte pas les enfants du quartier avec ces pratiques peu recommandables ».

Notons que l’homosexualité, le lesbianisme et leurs corolaires sont sévèrement punis par la loi camerounaise, même s’il existe plusieurs associations qui luttent tous les jours pour que les droits des personnes ayant ces orientations sexuelles, soient respectés.

Initiatis

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